Les affaissements miniers
Dès le XIIème siècle, commence l'extraction
d'une terre noire propre à faire du feu. Elle portera un nom wallon :
la houille. C'est elle qui a fait la prospérité de la région liégeoise.
La houille est d'origine sédimentaire, elle est le résultat d'une longue histoire qui remonte au carbonifère. Les couches qu'elle forme sont désordonnées et ont déterminé les grands gisements houillers notamment du bassin liégeois. La houille a d'abord été extraite par galeries creusées à flanc de coteau. Ensuite, au fur et à mesure des progrès techniques, des puits ont traversé des couches meubles de plus en plus épaisses avant d'atteindre le terrain houiller.
Pour des raisons évidentes de rentabilité, les concessionnaires des charbonnages n'ont pas voulu procéder au remblayage systématique des veines déhouillées, ce qui a provoqué, petit à petit, l'effondrement des terrains supérieurs.

Ce phénomène ne fait que s'accentuer depuis la fermeture des derniers charbonnages. Ces affaissements miniers ont placé la contrée dans une position d'insécurité. On estime qu'en amont de Liège, la descente moyenne du sol a fluctué pendant de nombreuses années entre cinq et dix centimètres par an. Il existe dès lors un réel danger d'inondation.
Le schéma suivant illustre la situation de terrains qui seraient inondés temporairement ou en permanence en l'absence de travaux de démergement.