La salubrité publique

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La salubrité publique

Cloaca Maxima Les eaux usées, aussi appelées eaux polluées, sont constituées de toutes les eaux de nature à contaminer les milieux dans lesquelles elles sont déversées.
Ces eaux sont généralement formées du sous-produit d'une utilisation humaine, soit domestique, soit industrielle, soit agricole, d'où l’usage du terme "usées" pour les qualifier.
Les eaux usées sont donc des eaux altérées par les activités humaines à la suite d’un usage domestique, industriel, artisanal, agricole ou autre. Elles sont considérées comme polluées et doivent être traitées.


Elles sont parfois qualifiées d'eaux grises lorsqu’il s'agit d'eaux peu chargées en matières polluantes, par exemple des eaux d'origine domestique résultant du lavage de la vaisselle, des mains, des bains ou des douches. On parle d'eaux noires lorsqu’elles contiennent diverses substances plus polluantes ou plus difficiles à éliminer tels que des matières fécales, des produits cosmétiques, ou tout type de sous-produit industriel.
Les eaux d'écoulement de surfaces imperméables sont souvent considérées comme polluées. Ainsi, les eaux de pluie ruissellant sur des parcs de stationnement sont considérées comme des eaux usées par la présence de divers polluants comme les hydrocarbures ou les poussières d'usure des pneumatiques.

L’évacuation des eaux usées en dehors des villes est une préoccupation ancienne. Les Romains déjà, grands bâtisseurs, dotaient leurs cités de canaux à ciel ouvert puis de réseaux souterrains afin de collecter les eaux. Le «cloaca maxima » à Rome en est un bel exemple qui a survécu jusqu’à nos jours.
Durant la période médiévale, les villes perdirent de leur importance au profit des zones rurales. Le simple principe de collecte des eaux usées dans des canaux ne fut pas suivi et les ouvrages existants ne furent pas entretenus. Les villes de cette époque furent le siège de grandes épidémies.
Ce n’est qu’au XIXème siècle, avec le développement de la médecine et des sciences, qu’un lien fut établi entre la propagation des maladies et la stagnation des eaux usées dans les rues et fossés des villes anciennes.
Une grande vague hygiéniste fit que les villes se dotèrent progressivement de réseaux souterrains de collecte de ces eaux chargées de miasmes pour les conduire le plus rapidement possible vers le cours d’eau le plus proche. Les égouts modernes étaient nés.

Les égouts participent donc à l’amélioration notable de la salubrité publique et de la santé publique.