Epuration

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Epuration

Il y a encore quelques dizaines d'années, les citoyens utilisaient avec parcimonie l'eau potable mise à leur disposition. C'était le temps, sauf dans les grandes cités urbaines, des fontaines sur la place du village, des lavoirs publics, des w-c au fond du jardin, ...


Depuis la dernière guerre mondiale, l’extraordinaire développement économique, la diversification des biens de consommation, la quasi généralisation de la distribution d’eau potable à domicile et la multiplication des besoins en eau (la machine à laver le linge, le lave-vaisselle, les sanitaires et salles de bain bien équipées, etc.) ont largement contribué au confort et à la santé de la population mais ont conduit également à l'utilisation, donc à la pollution, de 150 à 200 litres d'eau potable par jour et par habitant dans nos régions.


Toutes ces eaux usées domestiques, ainsi que celles générées par les industries et l’agriculture, se retrouvent dans les rivières et peuvent concourir non seulement à la destruction de leur faune et de leur flore mais également à la pollution des nappes aquifères dans lesquelles l'homme puise une part de son eau potable.
C'est la raison pour laquelle il est indispensable de traiter les eaux usées.


En fonction notamment de la taille de l'agglomération et de la densité de l'habitat, les eaux usées font l'objet d'une épuration collective ou d'une épuration individuelle.
Face au problème croissant de dégradation de nos cours d’eau, les autorités ont progressivement pris les dispositions légales et opérationnelles pour résoudre les problèmes générés par le rejet des eaux usées dans le milieu naturel. Ces matières ont été longtemps gérées par l’état national. En 1980, la gestion de l’eau a été confiée aux régions.


L’Europe, dans sa volonté de garantir aux citoyens européens un cadre de vie de qualité, est un puissant moteur d’incitation des états-membres à agir en matière de protection environnementale.
Adoptée en 1991, la directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines impose aux états de mettre en œuvre un programme de construction de stations d’épuration collectives dont les performances sont fonction de la taille des agglomérations qu’elles desservent. Ces obligations de moyens sont aujourd’hui rencontrées dans la plupart des états membres même s’il subsiste, ici et là, des situations incomplètes ou litigieuses.


En 2000, l’Europe a adopté la directive établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (appelée souvent « directive cadre ») qui impose aux états-membres une obligation de résultat : atteindre pour 2015 le bon état écologique et chimique des cours d’eau européens. Cette politique ambitieuse ne fixe donc plus les moyens à mettre en œuvre mais bien les objectifs à atteindre. Elle préconise une gestion des eaux par district hydrographique, imposant ainsi, pour la plupart des fleuves européens, une gestion transfrontalière. Le bassin de la Meuse, par exemple, concerne cinq pays : l’Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.


La calendrier de la directive-cadre est strictement établi. Après avoir établi un état des lieux et un programme de mesures, les autorités compétentes doivent adopter un plan de gestion par bassin hydrographique, et s’y conformer. La Directive-cadre est également attentive à associer les citoyens dans le processus décisionnel. En Wallonie, c’est le Gouvernement wallon qui est l’autorité compétente pour l’implémentation de la directive cadre.
Pour en savoir plus sur la directive-cadre (en anglais) : http://ec.europa.eu/environment/water/water-framework/index_en.html
Pour en savoir plus sur la directive-cadre en Wallonie : http://environnement.wallonie.be/directive_eau/homepage.asp?Menu=1