Station d'épuration de Herve
La station d'épuration de Herve traite les eaux usées d'une population équivalente de 18.000 habitants. Elle pourrait, dans le futur, traiter les eaux usées d'une population équivalente de 27.000 habitants si la nécessité s'en faisait sentir, moyennant la réalisation d'ouvrages supplémentaires dont l'emplacement a été prévu dans le projet de base.
Avant la construction de la station, ces eaux usées étaient une cause de pollution très importante du ruisseau de la Magne transformé en égout à ciel ouvert et dont les nuisances incommodaient fortement les riverains des communes de Herve, Soumagne, Fléron, Olne et Trooz.
Le dossier a été mis en adjudication fin 1982 et la commande des différents lots passée en 1983. Les travaux se sont terminés en décembre 1986 au montant de 5.438.899 euros, hors T.V.A., se répartissant comme suit :
2.399.527 euros pour le lot I - électromécanique (entrepreneur Ondéo Degrémont de Herstal).
2.419.291 euros pour le lot II - génie civil (entrepreneur C.E.I. de Bruxelles).
620.081 euros pour le lot III - microfiltres (entrepreneur Thiry Enertec de Huy).
L'A.I.D.E. assure l'exploitation des installations.
La station d'épuration de Herve comprend principalement :
un dégrillage
un dessablage
une microfiltration ;
un traitement biologique, en deux stades, par boues activées
un épaississement, par flottation, des eaux de lavage des microfiltres et des boues biologiques en excès
une stabilisation des boues épaissies par digestion anaérobie avec production de gaz méthane
une déshydratation des boues digérées
Caractéristiques de l'eau brute à traiter
Charge nominale : 18.000 E.H.
Débit admis sur le traitement primaire : 728 m³/h
Débit admis sur le biologique : 404 m³/h
Charge journalière en DBO5 : 972 kg
Charge journalière en matières en suspension : 1.620 kg
Caractéristiques des eaux traitées
DBO5 : < 15 mg/l
Matières en suspension : < 30 mg/l
Matières sédimentables : < 0,5 ml/l
Boues produites
Matières organiques : < 50%
Siccité : > 25%
Caractéristiques des ouvrages
Ligne de traitement des eaux
Une grille droite - écartement entre barreaux 10 mm - avec système de nettoyage automatique et évacuation des refus dans un container par une bande transporteuse
Deux dessableurs du type longitudinal aéré, extraction des sables par air-lift, égouttage de ceux-ci par vis d'Archimède et évacuations sur bande transporteuse.
Microfiltration à mailles moyennes avec dispositif de décolmatage
Aération en deux stades dans deux couples de bassins ayant respectivement 11,25 m x 4,5 m et 18 m x 4,5 m, 6 surpresseurs d'air, dont un de réserve alimentant les rampes relevables sur lesquelles sont montés les dômes poreux, l'apport d'air est régulé en fonction des besoins en oxygène
Décantation intermédiaire dans deux bassins de 18 m x 4,5 m équipés d'un pont « suceur » commun longitudinal, avec racleur de surface. Deux vis d'Archimède assurent la recirculation des boues extraites vers l'aération 1er stade
Clarification finale dans un ouvrage de 21 m de diamètre, équipé d'un pont radial du type « sucé » à entraînement périphérique avec reprise des flottants, la recirculation des boues en aération 2ème stade est assurée par deux vis d'Archimède
Ligne de traitement des boues
Épaississement des eaux de lavage des microfiltres et des boues biologiques en excès par deux flottateurs de 9,5 m x 2,5 m, équipés chacun de deux racleurs à chaînes, dont un de surface et un de fond
Les boues extraites des flottateurs sont pompées vers une installation de digestion à deux étages, brassée au gaz, comprenant :
un digesteur primaire - capacité : 655 m³
un digesteur secondaire - capacité : 275 m³
équipés chacun d'un système de récupération de gaz alimentant un gazomètre de 300 m³ de capacité et deux chaudières de récupération prévus respectivement pour le chauffage des boues et du bâtiments. Un dispositif de trop-plein permet de renvoyer les boues les moins concentrées en tête de station. Le gaz en excès éventuel est dirigé vers une torchère - capacité : 50 m³/h - où il est brûlé
Les boues minéralisées sont prélevées au point bas des digesteurs et sont conditionnées chimiquement par dosage de polyélectrolyte (éventuellement de chlorure ferrique) pour être déshydratées mécaniquement sur un filtre à bandes ayant une capacité horaire de 280 kg en M.S.