Préambule

Au début du siècle passé, l'eau potable mise à la disposition des utilisateurs était consommée avec parcimonie. C'était le temps, sauf dans les grandes cités urbaines, des fontaines sur la place du village, des lavoirs publics, des w-c au fond du jardin, ...

Depuis la dernière guerre mondiale, l’extraordinaire développement économique, la diversification des biens de consommation, la quasi généralisation de la distribution d’eau potable à domicile et la multiplication des besoins en eau (la machine à laver le linge, le lave-vaisselle, les sanitaires et salles de bain bien équipées, etc.) ont largement contribué au confort et à la santé de la population mais ont conduit également à l'utilisation et à la pollution de près de 150 litres d'eau potable par jour et par habitant dans nos régions.

Pollution des eaux : les eaux usées

La pollution de l'eau est une dégradation physique, chimique, biologique ou bactériologique de ses qualités naturelles, provoquée par l'homme et ses activités. Elle perturbe les conditions de vie de la flore et de la faune aquatiques; elle compromet les utilisations de l'eau et l'équilibre du milieu naturel.

La pollution des eaux est provoquée par le rejet d’eau salie par nos activités domestiques (lavages et nettoyages divers, évacuation de nos urines et fèces, etc.) mais également par les diverses activités industrielles et agricoles, nécessaires pour fournir les aliments et biens dont nous avons besoin.

fontaine

C’est ainsi que, à partir de nos maisons, nous rejetons avec l’eau usée, parfois en quantités infimes et parfois sans le savoir: des matières fécales et du papier de toilette, du sable et de la terre, des déchets d’aliments et des graisses, des détergents divers, des cosmétiques, des médicaments, des germes pathogènes, des hormones, des biocides (eau de Javel, pesticides, herbicides), des micro-plastiques, des fibres tectiles, des nanomatériaux, etc.

Les eaux usées sont parfois qualifiées d'eaux grises lorsqu’il s'agit d'eaux peu chargées en matières polluantes, par exemple des eaux d'origine domestique résultant du lavage de la vaisselle ou des mains, des bains ou des douches. On parle d'eaux noires lorsqu’elles contiennent diverses substances plus polluantes ou plus difficiles à éliminer tels que des matières fécales ou tout type de sous-produit industriel.
Les eaux de pluie qui ruissellent sur des surfaces imperméables sont souvent considérées comme polluées. Ainsi, les eaux de pluie ruissellant sur des parcs de stationnement sont considérées comme des eaux usées car elles entraînent divers polluants comme les hydrocarbures ou les poussières d'usure des pneumatiques ou des systèmes de freinage. De même, les produits herbicides utilisés pour désherber rapidement et sans effort des aires extérieures dallées ou pavées se retrouvent dans les eaux de ruissellement.

Les eaux usées rejetées par les hôpitaux, les écoles, les commerces, les hôtels et restaurants, les dentistes, les laboratoires, les artisans (boulangers, bouchers, coiffeurs, etc.) sont souvent, pour des raisons techniques ou d’hygiène, chargées de produits professionnels spécifiques.
La pollution agricole est également un source de pollution des cours d’eau. Les engrais et pesticides mal utilisés polluent les eaux souterraines en s'infiltrant dans le sol avec les eaux de pluie et d'arrosage, et les eaux de surface par ruissellement et entraînement de ces produits dans les cours d’eau.

Les industries produisent également des eaux usées et rejettent des pollutions très diverses. Selon les produits fabriqués, les processus de fabrication et l’usage de l’eau dans ces processus, on retrouve dans ces eaux des matières organiques, des sels, des hydrocarbures, des métaux, des biocides, des micropolluants et des produits chimiques divers.

Nécessité de protéger nos rivières

Toutes ces eaux usées domestiques, ainsi que celles générées par les industries et l’agriculture, se retrouvent dans les rivières et peuvent concourir non seulement à la destruction de leur faune et de leur flore mais également à la pollution des nappes aquifères dans lesquelles l'homme puise une part de son eau potable.
C'est la raison pour laquelle il est indispensable de traiter les eaux usées.

En fonction notamment de la taille de l'agglomération et de la densité de l'habitat, les eaux usées font l'objet d'une épuration collective ou d'une épuration individuelle.
Face au problème croissant de dégradation de nos cours d’eau, les autorités ont progressivement pris les dispositions légales et opérationnelles pour résoudre les problèmes générés par le rejet des eaux usées dans le milieu naturel. Ces matières ont été longtemps gérées par l’état national. En 1980, la gestion de l’eau a été confiée aux régions.

L’Europe, dans sa volonté de garantir aux citoyens européens un cadre de vie de qualité, est un puissant moteur d’incitation des états-membres à agir en matière de protection environnementale.
Adoptée en 1991, la directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines impose aux états de mettre en œuvre un programme de construction de stations d’épuration collectives dont les performances sont fonction de la taille des agglomérations qu’elles desservent. Ces obligations de moyens sont aujourd’hui rencontrées dans la plupart des états membres même s’il subsiste, ici et là, des situations incomplètes ou litigieuses.

En 2000, l’Europe a adopté la directive établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (appelée souvent « directive cadre ») qui impose aux états-membres une obligation de résultat : atteindre le bon état écologique et chimique des cours d’eau européens. Cette politique ambitieuse ne fixe donc plus les moyens à mettre en œuvre mais bien les objectifs à atteindre. Elle préconise une gestion des eaux par district hydrographique, imposant ainsi, pour la plupart des fleuves européens, une gestion transfrontalière. Le bassin de la Meuse, par exemple, concerne cinq pays : l’Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.

La calendrier de la directive-cadre est strictement établi. Après avoir établi un état des lieux et un programme de mesures, les autorités compétentes doivent adopter un plan de gestion par bassin hydrographique, et s’y conformer. La Directive-cadre est également attentive à associer les citoyens dans le processus décisionnel. En Wallonie, c’est le Gouvernement wallon qui est l’autorité compétente pour l’implémentation de la directive cadre. L’objectif premier de la directive cadre était d’atteindre le bon état des masses d’eau, souterraines et de surface, pour 2015. A ce moment, seuls 50 % des masses d’eau européennes avaient atteint cet objectif. Cela peut paraître insuffisant de prime abord mais il faut surtout regarder les processus qui ont été mis en marche au niveau de tous les états-membres et qui porteront leurs fruits à court ou moyen terme. Il faut en effet tenir compte du temps nécessaire aux écosystèmes aquatiques ou aux masses d’eau souterraines pour récupérer progressivement un bon état. De nouveaux objectifs ont été fixés pour 2021 et 2027, voire au-delà.
Pour en savoir plus sur la directive-cadre (en anglais) : http://ec.europa.eu/environment/water/water-framework/index_en.html
Pour en savoir plus sur la directive-cadre en Wallonie : http://environnement.wallonie.be/directive_eau/homepage.asp?Menu=1

Les bons gestes

Comme on le voit, la pollution des eaux est l’affaire de tous. Les stations d’épuration d’eaux usées permettent de protéger nos cours d’eau d’une grande partie de ces pollutions mais elles ne peuvent pas traiter tout et n’importe quoi.
Aidons les à protéger la qualité de notre environnement en évitant de rejeter dans les égouts des déchets (même broyés), des cotons-tiges, des lingettes, des tampons hygiéniques, des emballages plastiques, des médicaments périmés, des produits toxiques comme des restes de peintures, du white-spirit, des solvants, de l’huile de friture ou des huiles de vidange.

Collectons nos déchets liquides dangereux dans des récipients et ramenons-les dans un parc à conteneurs. N’abusons pas de détergents (produits de vaisselle et de lessive, ...), ces produits nettoient et désinfectent mais polluent aussi l'environnement. Limitons leur consommation et utilisons de préférence des produits respectueux de l'environnement. N’abusons pas non plus des biocides (pesticides, désherbants, eau de Javel, ...). et des engrais. Veillons également à ne pas laisser s’écouler dans les égouts des hydrocarbures en surveillant périodiquement notre citerne à mazout.


Demergement
Niveau de la Meuse à Seraing : 59,90 m
Niveau de l'Ourthe à Angleur : 59,67 m

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